Guiglo, 18 déc 2022 (AIP) – Un atelier de restitution de l’étude portant sur la production à grande échelle de manioc dans la région du Cavally (Ouest ivoirien), initié dans le cadre de la politique agricole du conseil régional visant à vulgariser cette spéculation, en vue de permettre aux producteurs de ne pas être laissés pour compte et voir leurs produits pourrir dans leurs mains, s’est tenu pour aider à enrichir le rapport provisoire élaboré par le cabinet chargé de cette étude.

Selon le sous-directeur planification/programmation au conseil régional, et chargé du suivi-évaluation du projet d’appui économique et écologique des territoires ruraux en Côte d’Ivoire (ECOTER), Laurent Féon, cet atelier vient à point nommé dans la suite logique des activités du projet ECOTER, relativement à la restitution de l’étude sur la filière manioc dans la région du Cavally.

«Le conseil régional a décidé de développer la production de manioc à une grande échelle dans la région du Cavally. Un cabinet a été commis pour la réalisation de l’étude afférente, et restitue ce jour, son rapport provisoire», a expliqué M. Féon.

«Nous avons fait appel à des experts, dont l’ANADER, la direction régionale de l’Agriculture, les cultivateurs de manioc assistés de la main d’œuvre qui appuie le conseil régional dans la réalisation de ce projet pour faire des observations et suggestions pour renforcer le rapport du cabinet et le rendre définitif»  a-t-il ajouté.

Pour lui, de cette étude le conseil régional veut démontrer que le manioc est une richesse qui va permettre de rendre autonomes les populations locales et que la culture à grande échelle de cette denrée peut nourrir son homme. «Ce qui est important ici relève du fait que le manioc se cultive sur des terres en jachère par ces temps de manque de forêt primaire», a relevé le directeur, soutenant qu’il s’agit pour le conseil régional, dans l’intention de vulgariser la culture à grande échelle du manioc, de rechercher des palliatifs pour combler le déficit d’approvisionnement en nourriture.»

Le chargé du suivi-évaluation a assuré que l’étude va permettre de dompter les pistes de commercialisation, de transformation et de conservation du manioc. Et des acquis obtenus, «nous pouvons procéder au financement de la production de manioc au niveau régional, parce qu’il ne suffit pas de produire, il faut en consommer et à ce niveau il y a deux méthodes, la consommation autonome ou la vente du surplus de la production.»

Laurent Féon a tenu à rassurer que des espaces de production ont été déjà identifiés, estimant que seule la vraie problématique de leur acquisition se pose, tout en précisant, mercredi 14 décembre, que le financement ira surtout à des groupements de productrices et producteurs structurés qui seront accompagnés par le conseil régional qui fonde beaucoup d’espoir sur ce projet de production de manioc à grande échelle.

Le projet ECOTER s’adresse au développement des territoires ruraux, dont l’objectif est d’améliorer les conditions de vie de la population. Il bénéficie du financement de l’Agence française de développement (AFD), à travers l’accord du contrat de désendettement développement (C2D), et est piloté par le conseil régional.

Source: (AIP)

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