Une vue de quelques apprenants entourant les formateurs après les précédentes sessions.

Aulacodiculture, vous connaissez ? Eh bien, c’est l’activité consistant à élever des agoutis. Le 18 Septembre 2021, une dizaine de jeunes venues de Bouaké et de plusieurs autres contrées du pays ont participé à un séminaire de formation portant sur ce célèbre rongeur tant prisé dans les nombreux restaurants et gourmets du pays. Le lieu choisi était la grande salle de conférence de la direction régionale de l’Agriculture de Bouaké.

Là, Phillipe Kouamé et ses collègues d’Ivoire Touristique, en formateurs aguerris, leur ont donné tous les rudiments du métier afin d’atteindre leur autonomie financière. Les apprenants pourront ainsi cerner toute la subtilité et la pertinence de l’aulacodiculture dans un contexte de crise sanitaire qui a contribué à hiberner nombre de secteurs économiques. 

Déjà, 5 promotions de 10 personnes chacune dont 7 femmes de tous âges ont déjà été formées. On y dénombre des étudiants, des personnes en quête d’emploi, des retraités, de simples travailleurs souhaitant augmenter leurs revenus et même des hôteliers et restaurateurs.

Ces sessions de formation semblent bien appréciées par les participants.

Le 18 Septembre dernier, la 6ème promotion a donc été mise au pied du mur comme ses devancières. La formation, selon ses initiateurs, coute 35 000 FCFA par individu et donne droit à une attestation de Formation, une documentation complète et un accompagnement technique.

3 à 4 mois après le démarrage de ces sessions de formation, trois (03) apprenants ont déjà été installés à Botro, Vavoua et à Duékoué, selon Phillipe Kouamé, formateur principal. Le premier se trouve à Vavoua (Centre-Ouest du pays). Il s’adonnait avant à l’élevage de volaille. Et vu les couts élevés des intrants, il s’est réorienté vers l’aulacodiculture. Le deuxième est, lui, installé dans le village de Komo, dans la  Sous-Préfecture de Botro. Un troisième le sera dans quelques jours du côté de Duékoué (région du Guémon, à l’Ouest du pays).

L’apprenant Morel du village de Komo (S/P de Botro), au milieu, tenant en main son attestation de formation.

Que faire après avoir reçu la formation ? aux dires de M. Kouamé, les apprenants sont appuyés et suivis jusque dans la localité de leur choix. pour ce qui est de la commercialisation, elle se fait en 2 phases. Les techniciens fournissant à leurs nouveaux élèves des reproducteurs, c’est à dire des sujets vivants issus des premiers installés. Soit encore, la viande d’agouti est vendue directement aux différents restaurateurs.

L’apprenant venu de Vavoua en pleine pose des grilles de protection de ses enclos.

« Techniquement, l’aulacodiculture est une activité simple, facile et très rentable. Elle a aidé beaucoup de personnes à réorienter leur retraite. Cela vous permet d’être un véritable chef d’entreprise, de créer des emplois, et surtout d’avoir plusieurs sources de revenus. Le cout moyen de rentabilité oscille entre 500 000 FCFA et 2 millions FCFA annuellement », précise Phillipe Kouamé.

Espérons que cette perche qui est tendue fasse tache d’huile. 

Patrick Russel

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